05 mars 2008
Broufado de boeuf braisé
J'ai constaté, lorsque j'ai mis la recette de la Schiffala, recette alsacienne, que l'accueil en avait été excellent. Vous étiez nombreux à aimer les classiques de la cuisine du terroir. Aussi aujourd'hui, je vous propose une recette d'une autre région, la Provence. A vrai dire, je me pose un question, car en faisant des recherches sur l'origine de cette recette, j'ai trouvé une origine provençale mais aussi, et nous restons en Provence, une origine camarguaise. Encore que je penserai plutôt, pour la Camargue, à une recette avec de la viande de taureau. Si vous pouvez apporter des précisions, elles seront bien sûr les bienvenues. Cette recette est tirée de mes classeurs. Ne vous laissez pas rebuter par le temps qu'elle demande, car c'est la cuisson qui est longue, et non pas la préparation.
Broufado de boeuf braisé
Préparation 20 mn
Marinade 12 h
Cuisson 3 h 45 mn
Les ingrédients pour 6 personnes :
1,5 kg de boeuf à braiser en morceaux( gîte ou tranche, mais aussi jumeau ou paleron)
3 oignons
2 gousses d'ail
1 c à s de farine
8 filets d'anchois à l'huile d'olive
50 g de câpres au vinaigre
Petits oignons au vinaigre
Des cornichons
6 c à s d'huile d'olive
8 cl de vinaigre de vin vieux
50 cl de vin rouge
5 cl de cognac
1 bouquet garni
Poivre du moulin
La veille mettre les morceaux de viande à mariner avec 2 oignons émincés, 4 c à s d'huile d'olive, le vinaigre, le cognac et du poivre. Couvrir et faire mariner 12 h au frais.
Le lendemain chauffer l'huile restante dan une cocotte et y faire revenir les morceaux de viande égouttés et épongés. Réserver la marinade. Ajouter 1 oignon haché, l'ail écrasé, le bouquet garni et la farine.
Dans une casserole mettre à chauffer la marinade jusqu'au premier bouillon, la filtrer et l'ajouter dans la cocotte avec le vin rouge. Laisser mijoter à couvert 3 h 30 mn environ jusqu'à ce que la viande devienne fondante.
Mixer les câpres et les filets d'anchois et les mettre dans la cocotte, poivrer et laisser cuire 15 mn. Vérifier l'assaisonnement. Retirer le bouquet garni au moment de servir.
Accompagner de pommes de terre en robe des champs, de petits oignons au vinaigre et de cornichons.
Que vous dire? Tout simplement qu'avec l'Homme nous avons adoré. La sauce est vraiment délicieuse avec l'acidité du vinaigre et des câpres, le parfum des anchois, sans compter le parfum du vin rouge et du cognac. Bref, une recette traditionnelle qu'il ne faut pas laisser dans l'oubli.
La cuisson en cocotte traditionnelle est indispensable pour réussir cette recette.
En fin de cuisson, il est préférable de vérifier s'il reste assez de liquide quitte à rajouter un peu d'eau, ce que j'ai fait.
Il est aussi possible pour cuire sans surveiller, de glisser la cocotte dans le four préchauffé à 130°. Mais je n'ai pas testé.
Commentaires
Tout ce que j'aime dans ce plat ! Mes papilles frémissent.
bises
Ici, ce palt serait tout à fait de circonstance. Et j'aime tant les plats qui mijotent tout seuls ...
Si c'est aussi bon que la SCHIFFALA (voir mon blog sous quelques jours....)je ne vous dis qu'une chose : FONCEZ. Ce que je vais faire. Milles mercis et bisous.
Cela doit être bien bon ....
Bizzzzzzzzzz
♥Barbichounette♥
Je crois, effectivement, qu'il y a un net retour aux sources pour ce type de recette et c'est tant mieux tant elles sont délicieuses. Je pense aussi que l'on commence à comprendre que certains produits demandent une cuisson douce et longue. Quand je vois ton plat je vois et je sens les ragoûts de toutes sortes qui cuisaient quelquefois toute la journée sur le coin de la cuisinière à bois de mes parents. Je ne connaissais pas cette recette (je suis du sud) merci de nous la faire découvrir.
Les plats mijotés sont toujours très appréciés chez nous. C'est long en cuisson mais si facile à préparer. Je n'ai encore jamais testé avec des câpres et des anchois. Que c'est appétissant !
Je ne connaissais pas non plus cette recette, mais je peux te dire que ce plat me fait très envie! J'aime ces sauces longuement mijotées et j'apprécierais particulièrement aujourd'hui avec le temps qu'il fait ici (vent, bourrasques de neige...)...
chouette ! encore une bonne recette !
j'adore !car je suis nulle pour cuisiner la viande ... à part le poulet et le filet mignon ...je ne fais pas grand chose !
et merci de ta fidélité !
bisous et bonne journée
Le temps ne me fait pas peur, j'adore faire mijoter longtemps des petits plats. Voici une recette que je testerai surement !
Cette recette doit être très ancienne. Autrefois, quand le sel était si précieux qu'on prélevait un impôt sur lui, on avait l'habitude de saler les plats de viande avec des anchois salés. On faisait d'une pierre deux coups: on utilisait du sel déja utilisé...
Cette recette est magnifique, merci de nous l'avoir fait connaître!
Les plats du terroir surtout quand ils mijotent longtemps ont ma préférence lorsque je reçois!
Les plats du terroir surtout quand ils mijotent longtemps ont ma préférence lorsque je reçois!
Pour avoir testé la recette de Schiffala c'est sans hésitation que je mets l'idée de côté . En plus le temps se prête aux petits plats longuement mijotés .
tes photos sont très appétissantes!
J'affectionne ces petits plats mijotés longuement au coin du feu. Par contre, autant je connais la schiffala, autant je découvre ce broufado, qui me semble bien appétissant. Une belle recette, et d'hiver, et de terroir !
Bonne fin de journée,
Ces photos donnent vraiment envie!
tb soirée à toi
vin rouge
je viens de découvrir votre blog et j'ai sauté sur cette recette car j'adore ces vinades mijotées mais j'ai toujours un peu de mal a digerer les plats cuits dans le vin rouge. peut-on s'en passer ou réduire un peu la quantité ?
merci
Je crois que la "nouvelle" cuisine ne perdurera pas aussi longtemps que ces fabuleuses recettes de nos grand-mères qui se transmettent de générations en générations....
Même les grands chefs les reactualisent à leur façon.....
Vive le terroir et vive ton broufado !
Quelle surprise que de découvrir une recette de chez nous, en effet la broufado est une recette arlésienne donc camarguaise, nous y rajoutons du laurier et 2 clous de girofle, c'est certain qu'avec de la viande de taureau on a une saveur très particulière, le plus dur c'est bien entendu d'attraper la bête, cette recette figure dans le livre: vieilles recettes de cuisine provencale Tacusel éditeur.
Oh des anchois ?!? Dans un plat de boeuf mijoté je n'y aurais jamais pensé... avec du cognac en plus... c'est magique. Je commence tout juste à suivre tes aventures culinaires discrètement mais là je n'ai pas pu résister :-) Merci pour ce savoir-faire mis à la portée de tous.
Et bravo à Floso pour son commentaire, j'adhère complètement.
Oh que ça devait sentir bon dans ta cuisine! Un autre plat à classer dans le "comfort food" et à faire!
camargue?
cette recette que je connais de nom seulement ressemble beaucoup à la "daube des mariniers",faite dans le temps par les pecheurs du rhône. Alors peut-être cette recette est-elle plutôt camarguaise que provençale; quoique.......les anchois en provence, ça ne nous fait pas peur. Une excellente version de cette daube des mariniers se trouve chez Patrick de CdM. Mais pour l'avoir réalisée plusieurs fois, je préfère personnellement utiliser des anchois au sel-évidemment dessalés- plutôt qu' à l'huile.Le gôut est plus puissant Je vais maintenant essayer la tienne, très tentante!
Tu as raison ... Ce que j'aime bien, chez toi, c'est retrouver de la cuisine traditionnelle qu'on aurait des fois tendance à laisser un peu de côté !
Hélène
Avec le retour du froid ta recette est bien d'actualité et d'accord avec toi, n'oublions pas nos bonnes vieilles recettes.
Tout à fait par hasard ce matin je suis tombée sur cette recette dans le livre de André Soulier "la cuisine secrète du Languedoc Roussillon", il l'appelle "boeuf à la Saint-Gilloise" voilà ce qu'il dit :
"ce bœuf a une histoire, c'est celle des mariniers du Rhône dont le port d'attache se trouvait à Saint-Gilles. A cette époque il fallait préparer des plats utilisant des denrées locales et stockables, car, jusqu'à Lyon, le trajet était désespérément long. La nourriture devait se conserver, d'où le bœuf à la Saint-Gilloise qui pouvait mijoter un jour durant. On allumait le feu à Saint-Gilles et le plat cuisait jusqu'à Lyon. On réchauffait les restes au retour."
Hum... je sais pas trop si j'aimerais les anchois et les câpres avec la viande, déjà que je n'aime pas trop ça (les anchois et les câpres...)...
Pourtant rien qu'en le voyant ce plat mijoté, je suis sous le charme.
Mon Dieu, mais comment fais-tu pour mettre des photos toujours aussi belles? Ta recette me tente bcp, j'adore les sauces qui contiennent des ingrédients au vinaigre!
Cath
c'est tjrs sympa de voir ces recettes typiques...bcp de chose plus "in" sont souvent des modifications de ces jolis plats! biz
J'aime beaucoup ce genre de plat qui mijotent longtemps, et réchauffé, souvent, ce n'est que meilleur... Ce plat me plaît beaucoup.
Belle belle recette, qui me fait penser a la cuisine italienne, a cause de l'utilisation des anchois dans la sauce. J'adorerais y gouter.
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